21, Place Charlemagne
08130 ATTIGNY
Rue des pompiers.com
Pompier
Nous sommes le jeudi 20 novembre 2008
Liens
Catalogue
Nos sélections
Info Pompiers
les-pompiers.com :
le site des sapeurs-pompiers et son forum !
 
Les paiements sur ce site sont sécurisés par le Crédit Lyonnais
Mon panier
Panier vide !
Besoin d'aide ?
Besoin d'aide ?
Lettre d'info

Inscrivez-vous à notre lettre d'information et recevez gratuitement toute l'actualité de Rue des pompiers.com !

Nos partenaires
 
Les livraisons sont réalisées par La Poste

Vos colis en toute confiance.

Sapeurs pompiers des Ardennes d'hier et d'haujourd'hui

1 2 3

14.00 €TTC

Enlever Ajouter

Disponible

Référence : TERARD

Sapeurs pompiers des Ardennes d'hier et d'haujourd'hui.

- édition TERRES ARDENNAISES
- 128 pages.


« …Grace aux précieuses archives communales, gardées par les Archives départementales, nous avons pu découvrir que, tout au long du 19 ème siècle et encore durant une grande partie du 20 ème, l’équipement et l’entretien d’une subdivision de sapeurs-pompiers ont représenté pour les communes un effort considérable. Plusieurs articles en témoignent, avec les recours aux souscriptions volontaires, à la vente de coupes de bois, aux centimes additionnels, aux tombolas et à la chasse aux subventions étatiques ou privées, dans les communes les plus pauvres où l’achat d’une pompe en particulier représentait une dépense beaucoup trop importante pour être intégrée dans un budget ordinaire. Nous avons aussi relevé le combat entre fabricants et vendeurs locaux et leurs homologues nationaux : la lutte contre l incendie a généré beaucoup d’argent et attiré bien des convoitises !
Nous avons pu dresser le portrait, à partir de règlements, de textes, de contraintes, enrichi d’anecdotes parfois savoureuses, de la manière d’être pompier dans les petits villages. D’autres témoignages plus récents ont corroboré l’idée qu’un pompier ne combattait pas uniquement les incendies, mais qu’il jouait aussi un autre rôle très important. C’était dans beaucoup de communes un élément essentiel de la vie communautaire, un créateur de lien sociale et parfois, pour certains villages, la subdivision de sapeurs-pompiers était la seule association active. Les sapeurs-pompiers combattaient les sinistres, certes, mais ils organisaient aussi les cérémonies du 14 juillet ou le bal de la fête patronale, participaient à d’autres réjouissances, distribuaient les colis des vieux pour Noel, rendaient les honneurs pour l’enterrement d’un maire…
En 2007, la départementalisation est en cours d’achèvement. Un article vous en retrace les origines, les étapes, la philosophie, mais la transition ne se fait pas sans douleur. Le but recherché est une plus grande efficacité des secours dans une société qui, en matière de sécurité, ne tolère plus les à-peu-près. Mais cette départementalisation entraîne un effacement du rôle du pompier, en tant qu’animateur de la communauté villageoise. Certains le regrettent. Les maires, moins concernés par des pompiers qui échappent a leur autorité, ne jouent plus le rôle de recruteurs qui à été le leur pendant près de deux siècles. Les adversaires de la départementalisation y voient la cause principale de la crise du volontariat dont la presse régionale se faisait l’écho le 29 juillet dernier. Les sapeurs-pompiers ont perdus près de 500 volontaires en 10 ans. En fait, les raisons sont multiples, nous n’en énumérerons que quelques-unes. Si la départementalisation, en distendant le lien entre sapeurs-pompiers et communauté villageoise en est une, on peut aussi avancer des contraintes moins bien supportées dans la société de loisirs et un temps de formation de plus en plus long pour s’adapter aux exigences d’une société qui, rappelons-le, ne supporte plus l’approximation en matière de sécurité.
Nous ne pouvons citer ici tous ceux qui, par la mise à disposition de documents communaux ou privés, ont permis la réalisation de ce numéro. Ils sont trop nombreux. Nous les remercions ainsi que les responsables des pompiers du département qui ont prêté de bonne grâce leur concours à ce numéro 100.
Toute l’équipe de Terres Ardennaises et ceux et celles qui l’ont rejointe pour ce travail espèrent contribuer une modeste échelle - cette expression prend tout son sens ici ! - à faire comprendre un corps avec ses grandeurs et ses contradictions, avec aussi ses tragédies et ses sacrifices. Un corps auquel, à juste titre, les Français sont particulièrement attachés. »
Texte issu de l’éditorial du N°100 « Sapeurs-pompiers des Ardennes, d’hier et d’aujourd’hui » signé par Jean Diel et Jacques Lambert.

© 2005-2008 Rue des pompiers.com